Holistique Concept

HOLISTIQUE CONCEPT est un site dédié aux techniques de soins complémentaires et naturels, la filière Bio, le développement durable, ainsi que la biodiversité et la protection des espèces.

Agriculture Biologique

« janvier 2009 »
L M M J V S D
29 30 31 1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31 1
 

Vous êtes ici : Accueil » Développement Durable, Environnement » Agriculture Biologique

>>Agriculture Biologique

Par : Rédaction
L’agriculture biologique est, au sens propre, un pléonasme (il n’existe pas d’agriculture non biologique).

Définition et théorie

Le terme est apparu vers 1950, par opposition au système de production agricole qui s’est mis en place à partir du XIXe siècle, qualifié de chimique en raison de son usage de produits de synthèse (engrais d’abord, puis produits de protection des plantes contre les maladies et les ravageurs), ou de productiviste par sa logique, et considéré, parfois, comme dangereux et non durable.

L’agriculture biologique se caractérise principalement par son refus d’utiliser des produits « chimiques ».

Les fondements théoriques de l’agriculture biologique utilisent les notions de :

fluide vital : il s’agit de ne pas polluer, amoindrir ce fluide en lui incorporant des éléments minéraux ou pire encore artificiels ; système : il ne faut pas nourrir directement la plante seulement, mais gérer tout le système air-eau-sol-plantes-animaux sans le forcer ; respect de ses éléments : nourrir une vache avec de l’herbe, et non avec des concentrés contenant des sous-produits animaux ; méfiance à l’égard de l’homme ou du moins de certaines de ses actions anti-naturelles. De tels fondements s’appuient sur des notions élémentaires qu’il convient de respecter tant au niveau de la théorie que de la pratique. Il s’agit principalement de la notion :

D’équilibre : toute acte ou toute pensée doit veiller à respecter un équilibre avec l’environnement. Le développement réside dans les déplacements des équilibres naturels. De diversité : les systèmes techniques ou philosophiques dépendent des contextes locaux spécifiques avant de répondre à des fondements immuables. D’autonomie : En fonction du contexte et des équilibres en place, l’action ou la pensée vise aussi à ne pas priver les êtres humains de leurs autonomies. Par exemple, vis-à-vis de l’industrie chimique qui peut aussi produire des intrants bio en grande quantité. Ces fondements, dans leur version contemporaine ayant rationalisé sa démarche, conduisent à une forte recherche d’amélioration qualitative par une recherche constante d’alternatives à beaucoup de comportements de l’agriculture productiviste en s’appuyant sur des expertises pluridisciplinaires (biologiste, agronome, écologiste, pédologue, géologue...) et le partage des expériences, refusant la confiance, jugée excessive des agriculteurs productivistes envers les commerciaux des firmes agro-pharmaceutiques et de nombreuses chambres d’agriculture acquises au productivisme.

L’agriculture biologique s’est aussi distinguée en refusant d’une part le productivisme mais aussi un certain obscurantisme agricole basé sur des croyances celtes ou orientales que certains auraient voulus rattacher à l’agriculture biologique, ces croyances ont pu s’exprimer dans ce qui a été appelé agriculture biodynamique, même si cette école de pensée ne se réduit pas qu’à cela.

Elle a aussi permis de renouer avec un savoir agricole empirique totalement nié dans le productivisme inspiré par le scientisme.

Comme toute démarche innovante, la culture biologique a coûté beaucoup d’argent aux premiers agriculteurs biologiques. En effet, devant faire leur preuves, ils ne pouvaient bénéficier des aides agricoles et de certains prêts car ils devaient convaincre les autres agriculteurs désignés comme expert et la FNSEA. L’hostilité à ce modèle agricole, jusqu’à une époque récente, était ultra-majoritaire au sein de la population agricole. Cela était surtout dû a l’impression de retour en arrière. En effet, la remise en question de la révolution verte était vécue comme un retour à l’agriculture de grand papa, et semblait réactionnaire à toute une génération d’agriculteurs qui avait participé à ce grand mouvement productiviste. De leur point de vue, et à juste titre, ils se considéraient comme à la pointe du progrès et techniquement ultra compétents, sans voir les problèmes liés au modèles qu’ils entretenaient. Ce sentiment a été exacerbé par le discours radical des premiers agriculteurs biologiques qui avaient pour quelques uns une vision mystique du métier, ces quelques agriculteurs ne sont plus à l’heure actuelle significatifs dans l’ensemble des exploitations biologiques.

Malgré tout l’intérêt de l’agriculture biologique, les résultats techniques (surtout les rendements quantitatifs, pour ce qui est des rendements qualitatifs, de la régularité et de l’homogénéité ce fut vrai dans les débuts de l’agriculture biologique) de la plupart des cultures biologiques sont légèrement inférieurs à ceux de l’agriculture conventionnelle. L’agriculture biologique massive entraînerait une légère baisse de la production agricole qui diminuerait l’excédent agricole européen et américain, alors qu’en Afrique par exemple cela permettrait une hausse de la production agricole du fait de la meilleure prise en compte des éléments naturels et des réponses appropriées.

Surtout, cela permettrait une garantie de durabilité de l’agriculture, l’agriculture conventionnelle n’étant pas viable (économiquement comme écologiquement) a long terme du fait de l’érosion des sols et des coûts indirects non pris en compte (frais de santé et dépollution par exemple) qui s’ils sont pris en compte rendent l’agriculture biologique bien plus pertinente


Visiter le site (classement par ordre alphabétique dans la même rubrique)

Suivant :-> Agriculture biologique et conventionelle
envoyer l'article par mail title= envoyer par mail

RSS