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Toit végétal

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Par : Rédaction
Le toit vert (toit végétal, ou encore toiture végétalisée) est un concept de toiture utilisant de la terre et des végétaux en remplacement de l’ardoise, la tuile...

Historiquement, la construction de toitures végétales se fait de manière traditionnelle dans plusieurs pays scandinaves et européens. Le mélange de terre et de végétaux enracinés sur les toits permettait de réaliser des toitures relativement bien isolées, étanches à l’air et à l’eau, résistantes au vent et au feu. Le tout se faisant avec des matériaux facilement disponibles.

Avantages

Environnementaux : En absorbant la chaleur, les toits verts réduisent la charge des appareils de refroidissement des bâtiments, en plus de filtrer l’air ambiant, éliminant les particules en suspension dans l’air et le dioxyde de carbone. Pendant les épisodes de fortes pluies, les villes ont souvent du mal à évacuer l’eau. Une superficie suffisante de jardins suspendus accroîtrait considérablement l’absorption de l’eau de pluie, ce qui soulagerait le réseau d’égouts. De plus, à l’échelle d’une ville, ces toits végétaux peuvent réduire l’effet d’îlot thermique, réduisant considérablement la température de la ville en été. Économiques : Une simple diminution de 1°C de la température de surface supprime 5 % de la demande en électricité pour la climatisation et la réfrigération. Selon l’expérience européenne, les toits verts durent deux fois plus longtemps que les toits ordinaires. Ils peuvent également servir à des fins agricoles. Ainsi, l’hôtel Fairmount Waterfront (Toronto, Canada) cultive des herbes, des fleurs et des légumes sur son toit jardin et économise ainsi environ 30 000$ CAN par an en achats de denrées. La mise en oeuvre est assez simple dans l’ensemble, et l’entretien varie selon les plantations. Ces toits végétalisés jouent le rôle d’isolant.

Sociaux : Les toits verts offrent une bonne isolation acoustique ainsi qu’une oasis de verdure. La technologie offre aussi des possibilités d’agriculture en milieu urbain que l’on pourrait exploiter pour aider à nourrir les familles plus démunies. [modifier] Toit de terre Beaucoup de gens mélangent le concept de toit de terre avec le toit végétal. Le toit de terre est "littéralement" couvert de terre et généralement d’herbe et/ou d’arbustes. Un toit de terre est pesant : de 75 à 100 livres au pied cube (de 1150 à 1500 kg au m3), ce qui revient à dire qu’un toit de 1200 pi2 (111m2) de surface avec un recouvrement de 12 pouces (30 cm) de sol (en général on en met au moins 6 pouces et jusqu’à plusieurs pieds) pèserait de 45 à 60 tonnes !

Un toit de terre doit conséquemment être porté par un jeu de structures très puissant et une couverture de toiture solide et étanche. Il n’est pas question de structures traditionnelles pour un tel poids. N’oubliez pas de penser au poids additionnel de la neige (jusqu’à 60 livres au pied carré ; 300 kg au m2) !

Le toit de terre doit être isolé (sous la terre) et une attention particulière doit être apportée au drainage, car un tel toit, déjà pesant, ne pourrait tolérer une surcharge d’eau ou de glace.

Certaines de ces maisons seront carrément sous la ligne de sol dans leur entité, alors que d’autres seront remblayées au nord jusqu’au toit laissant la moitié Sud de la maison ouverte à la lumière. La maison souterraine est un phénomène généralement associé aux régions arides ou semi-arides. Généralement, plus on va vers le Nord, plus on doit délaisser la maison sous terre et plus on va vers la maison dotée d’un toit de terre seulement.

Toit vert

Le toit végétal, ou vivant, est une variation nordique du toit de terre. Attention, car la terre n’est pas réellement un isolant ; elle protège par sa masse, mais n’isole pas. Le toit végétal, par sa légèreté et l’air qui s’y trouve, est, quant à lui, plus isolant.

Au lieu de la terre, on utilise, généralement un compost léger dont l’élément principal est de l’écorce, du foin ou de la paille mélangé à du terreau et/ou de la terre pauvre. Cela réduit le poids du toit de 80 % en comparaison avec un toit de terre et la pauvreté du compost empêche la croissance de plantes autres que très résistantes (qui meurent à la 1ère sécheresse).

Techniques

Technique ancienne

À l’origine, les toits verts sont nés d’une simple question pratique. On étendait de la terre ou des mottes de gazon sur l’écorce de bouleau posée sur le toit. L’écorce tenait le rôle de barrière imperméable tandis que la terre n’avait pour seul but que de retenir cette écorce. Quelle belle alternative en est-il résulté !

Techniques contemporaines

Un toit vert ou végétal se compose essentiellement de quatre composantes. En partant du support de toit, on trouve :

une membrane d’étanchéité : bitume, caoutchouc, polyoléfine / TPO / FPO (cartouche éthylène propylène + polypropylène) ou PVC. une couche de drainage et de filtration : granulats d’argile expansée, cailloux, graviers, plaques de polystyrène alvéolées et nervurées. un substrat de croissance : mousse de sphaigne, terreau, terre noire, compost. une couche végétale : Privilégier des plantes vivaces et indigènes très résistantes aux températures extrêmes et qui s’implanteront rapidement pour couvrir les surfaces de sol afin de réduire son assèchement par le soleil et le vent. Les couvre-sols ont aussi l’avantage de laisser peu de place aux mauvaises herbes et de réduire l’entretien.

Le type extensif

Particulièrement adaptés aux bâtiments de grandes superficies, toits inclinés ou habitations déjà existantes, pour leur faible épaisseur de substrat (3 à 15 cm environ), leur poids de surcharge compris entre 30 et 100 kg/m² (à capacité maximale en eau), leur entretien restreint (arrosage uniquement en cas de sécheresse prolongée) et leur végétation colonisatrice et très résistante (mousses et sédums, graminées, plantes grasses). La hauteur de ces végétaux ne dépasse pas 25 cm maximum et le mixage de plusieurs variétés leur donne un aspect multicolore variant au gré des saisons. Seul inconvénient, ce type de toiture n’est pas praticable (ne peut être ni cultivé ni piétiné).

Le type intensif

Le type "intensif" ou "semi-intensif" (appelé aussi jardin suspendu). Préconisé pour les petites et moyennes surfaces. L’épaisseur du substrat est plus importante (15 à 30 cm environ) pour un poids de surcharge compris entre 120 et 350 kg/m² (à capacité maximale en eau). Permettant d’accueillir une végétation à fort développement racinaire et aérien de type horticole tel que graminées, gazons, plantes vivaces ou arbustes. Un entretien modéré et un arrosage régulier sont nécessaires. Comparable aux jardins ordinaires, il est possible de semer ou de cultiver toute sorte de végétaux. Du fait de sa charge importante, la construction doit être adaptée. Il est préférable de s’adresser à des professionnels pour vérifier la capacité des structures du bâtiment avant toute intervention.

Comment réaliser une toiture végétalisée sans apporter de la terre

Une solution modulable vient d’être mise sur le marché qui peut être installée sur une terrasse existante ou sur une toiture-terrasse sans réalisation de travaux préalables. Elle consiste à acheter des bacs en forme de tronc de pyramide en acier inoxydable qui assument également le rôle de support de plancher. Ces bacs sont vendus déjà plantés avec une variété assez étendue d’arbres et d’arbustes.


Voir en ligne : Toit végétal sur ekopedia.org

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