majeur tant pour les particuliers que les
entreprises.
Son impact financier et, dans le cas
de certaines arnaques par phishing, les pertes et
les problèmes personnels qu’il peut engendrer
ont fait l’objet de nombreuses études. Toutefois,
jusqu’à ce que McAfee fasse appel à ICF, un
bureau d’études spécialisé dans le changement
climatique, et à Richi Jennings, spécialiste du spam,
pour calculer l’impact écologique du spam, la
contribution du courrier non sollicité aux émissions
de gaz à effet de serre a été largement ignorée.
Ce rapport se penche sur l’énergie consommée
à l’échelle mondiale pour créer, stocker, afficher
et filtrer le spam. ICF a calculé les émissions de
GES associées à cette consommation d’énergie,
résultant pour une large part, de la combustion
de sources d’énergie fossiles nécessaire à la
production d’électricité.
Ce livre blanc se base sur l’analyse d’ICF pour
présenter tous les avantages qu’offre le blocage
du spam à la source et l’investissement dans une
technologie de filtrage antispam à la pointe du
progrès, qui permet non seulement de réaliser des
économies mais aussi de protéger la planète en
diminuant l’empreinte carbone du spam.
• Selon les estimations, 62 billions de messages de spam
ont été envoyés dans le monde en 2008.
• A l’échelle mondiale, le spam consomme annuellement
33 milliards de kilowatt-heures (KWh) ou 33 terawattheures
(TWh). Cela correspond à l’électricité
consommée par 2,4 millions de foyers américains, avec
des émissions de GES équivalentes à celles produites
par 3,1 millions de voitures consommant 7,57 milliards
de litres d’essence.
• Le filtrage du spam permet d’économiser 135 TWh
d’électricité par an. Cette économie correspond au
retrait de 13 millions de voitures de la circulation.
• Si chaque boîte de réception était protégée par
un filtre antispam de pointe, les entreprises et les
particuliers pourrait réduire l’énergie actuellement
consommée par le spam d’environ 75 % ou 25 TWh
par an. Cela reviendrait à diminuer le nombre de
voitures en circulation de 2,3 millions.
• Les émissions de gaz à effet de serre associées à un
seul message de spam s’élèvent à 0,3 grammes de
CO2. En termes d’émission, cela revient à rouler sur un
mètre mais, lorsque cette distance est multipliée par le
volume annuel de spam, cela correspond à faire le tour de la terre 1,6 million de fois.
• Le trafic de messagerie annuel d’une entreprise de
taille moyenne normale consomme 50 000 KWh. Plus
d’un cinquième de cette consommation annuelle peut
être associée au spam.
• Le filtrage du spam est utile, certes, mais s’attaquer au
problème à la source est bien plus efficace. Lorsque
McColo, une source majeure de spam, a été mis hors
circuit à la fin de l’année 2008, l’économie d’énergie
réalisée dans l’accalmie qui a suivi (c.-à-d. avant que
les spammeurs ne trouvent de nouveaux canaux pour
leurs envois) a correspondu au retrait de 2,2 millions de
voitures de la circulation.
• Une grande partie de la consommation d’énergie associée au spam (80 % vient du temps consacré
par les utilisateurs à la suppression du spam et à
la recherche d’e-mails légitimes (faux positifs). Le
filtrage du spam représente seulement 16 % de la
consommation d’énergie liée au spam.
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