//
Vous lisez...

Actualités

Le bilan de l’ASEF sur l’impact de la pollution de l’eau sur notre santé

Les eaux de surface sont de plus en plus polluées. Quels sont ces polluants et d’où viennent-ils ? Quels sont les effets à craindre pour notre santé ? Le changement climatique est-il un facteur aggravant ? Où en sont les méthodes de retraitement des déchets et de réduction des polluants ? L’ASEF fait le point sur ces polluants des eaux de surface et des eaux souterraines, formés des rejets chimiques de nos industries, de notre agriculture et de nos activités quotidiennes.

En France, seulement 10% des eaux de surface seraient sans pesticides, 10% seraient de très mauvaise qualité et 27% de qualité médiocre à moyenne (analyses 2006). Les eaux souterraines ne sont pas en reste, avec 53% qui contiendraient des pesticides et 25% qui ne pourraient pas être utilisées telles quelles comme eau de boisson (nécessitent un traitement préalable ou inutilisables)

D’où viennent ces pollutions ?

L’agriculture

Au début des années 1960, les agriculteurs ont eu recours à l’agriculture intensive, avec pour conséquence la pollution des eaux des sols par de fortes concentrations en azote (nitrates, nitrites), phosphore, pesticides et microorganismes… sans oublier les traitements antibiotiques et compléments alimentaires utilisés en élevage.

L’industrie

Une partie non négligeable des résidus de pesticides provient de la production industrielle de ces derniers et de l’utilisation de pesticides par les sociétés de chemins de fer, les services d’entretien des routes, les particuliers et les collectivités.

La médecine

La consommation de médicaments n’a cessé de croître depuis plusieurs décennies dans les pays industrialisés. En France, 4e consommateur mondial, 3300 molécules sont ainsi commercialisées. Or, des traces de médicaments ou de leurs dérivés ont été mesurées dans tous les milieux et sur tous les continents. L’origine de cette pollution est double. Elle provient, d’une part, des urines et des selles humaines et des animaux de compagnie ; et d’autre part des rejets de l’industrie chimique et pharmaceutique, des élevages industriels d’animaux et des piscicultures, et des hôpitaux. Or, les stations d’épuration n’ont pas été conçues pour éliminer la totalité des molécules pharmaceutiques… et certains composés ne se dégradent quasiment pas.

Quel impact sur la santé et l’environnement ?

Matières en suspension, pollution organique, azote, phosphore, métaux, pesticides… Consultez notre tableau de synthèse présentant les effets environnementaux et sanitaires de chaque type de polluant, disponible dans le document PDF en attaché de cet article (synthèse complète).

Même à faibles doses, des perturbateurs endocriniens (médicaments, pesticides, rejets industriels) peuvent altérer la reproduction et le développement. Par ailleurs, il ne faut pas isoler la problématique des médicaments de celle des autres polluants et l’exposition combinée à plusieurs perturbateurs endocriniens (bisphénol A, phtalates, PCB, pesticides) agissant en synergie, pourrait avoir un effet significatif sur la santé humaine. Enfin, l’impact des antibiotiques sur la prolifération de bactéries résistantes est également suspecté.

Le changement climatique a-t-il un impact ?

Le réchauffement global, engendre naturellement une augmentation de la température des eaux de surface (cours d’eaux, lacs, mers). Or une augmentation de la température de l’eau de quelques degrés peut favoriser la prolifération d’amibes, de bactéries (comme vibrio), d’algues et phytoplancton toxiques, et la libération de toxines. En France, les canicules et vagues de chaleurs seront de plus en plus intenses et longues. Ces pics de chaleurs ont un impact sur le niveau des nappes phréatiques et des rivières. Il y a moins d’eau disponible, donc des polluants plus concentrés. Le changement climatique contribue ainsi à intensifier les effets déjà avérés des polluants de l’eau, par une dégradation de la quantité et la qualité de l’AEP (Alimentation en Eau Potable), de même que la quantité de poissons et la qualité de la baignade.

Traitement des rejets et réduction des polluants

En France, le projet AMPERES (2006-2009) – Analyse des Micropolluants Prioritaires et Emergents dans les Rejets et les Eaux de Surface – s’est attaché à l’étude des micropolluants dans les eaux usées urbaines et les boues en période de temps sec. Les résultats montrent que dans une filière biologique classique, un certain nombre de substances sont éliminées à moins de 30%, c’est à dire sont restées quasiment non affectées par le passage à travers le procédé biologique.

Pour en savoir plus :

- Téléchargez notre synthèse complète « Pollution de l’eau : origines et impacts » en attaché (format PDF)

- Consultez notre article sur le projet AMPERES

- Consultez le Portail de l’Eau du Système français d’Information sur l’Eau (SIE)

Télécharger ce fichier (Synthese_pollution_eau.pdf)Synthèse ASEF : pollution de l’eau (origines et impacts)

Newsletter

Recevez par email nos derniers articles

Des mots ...