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Santé

Dépistage du cancer du col de l’utérus et test HPV (papillomavirus)

Qu’est ce que le papillomavirus ?

Le papillomavirus humain (HPV) est un virus très fréquent mais dans la grande majorité des cas, les infections à HPV passent inaperçues. Il existe environ une centaine de types connus d’HPV dont certains se transmettent par voie sexuelle. Seuls certains de ces virus sont dangereux et peuvent être à l’origine d’un cancer du col de l’utérus : ce sont les HPV à haut risque. La plupart des infections à HPV ne durent que quelques mois : les défenses naturelles de l’organisme suffisent habituellement à les éliminer. Si l’infection persiste au-delà de 12 à 18 mois, le risque de développer un cancer du col utérin augmente très fortement.

Quel est le rapport entre HPV et cancer du col de l’utérus ?

On retrouve un HPV à haut risque dans quasiment tous les cancers du col, mais seule une petite minorité des femmes infectées, même au long cours, développeront potentiellement un tel cancer. Tout le monde ou presque entre un jour en contact avec le HPV au cours de sa vie sexuelle. Dans la plupart des cas, ce virus est éliminé en quelques mois. Cependant, chez une minorité de femmes, il persiste pendant très longtemps, pouvant alors entraîner des modifications cellulaires susceptibles – en l’absence de traitement spécifique – de dégénérer en cancer du col de l’utérus.

Quels symptômes doivent m’alerter ?

L’infection par un HPV à haut risque est le plus souvent silencieuse. Les verrues (également appelées crêtes de coq ou condylomes) parfois observées sur les parties génitales externes de la femme ou de l’homme et parfois aussi sur le col de l’utérus, le vagin et l’anus sont des lésions très contagieuses et disgracieuses, mais le plus souvent elles sont dues à des HPV qui ne sont pas à haut risque. Au contraire, les lésions des papillomavirus à haut risque, isolées ou associées aux verrues, peuvent se transformer au niveau du col et sont totalement silencieuses.

Si mon gynécologue me fait régulièrement des frottis, suis-je totalement protégée ?

Des travaux scientifiques récents indiquent que le moyen le plus efficace pour détecter les premiers signes d’un cancer du col consiste à associer un examen cytologique (le frottis) et un test HPV. Seule l’association d’un frottis normal et d’un test HPV négatif donnent une quasi certitude (à 99.8%) que le risque de développer un cancer du col de l’utérus est nul pour les trois années à venir. Un test HPV négatif permettra de vous rassurer et d’éviter des examens complémentaires inutiles. En cas d’anomalies décelées par le frottis, le test HPV va fournir des éléments d’information importants à votre médecin sur la signification de ces anomalies. Dans tous les cas, un suivi régulier reste indispensable pour dépister le début d’une lésion qui pourrait être précancéreuse. Ce suivi peut cependant être plus espacé si le test HPV est négatif.

Quelle est la différence entre test HPV et frottis ?

L’examen cytologique ou « frottis » consiste à prélever des cellules du col de l’utérus et à les examiner au microscope pour rechercher des anomalies évoquant des lésions précancéreuses ou cancéreuses. Le test HPV est un examen très fiable qui fait appel aux nouvelles technologies de biologie moléculaire et dont le but est de détecter la présence d’HPV à haut risque dans les cellules du col de l’utérus. Le prélèvement pour le test HPV est réalisé en même temps que le prélèvement pour votre frottis.

Comment interpréter le résultat ?

Un test HPV positif ne signifie pas pour autant que vous allez forcément développer un cancer du col de l’utérus. Ce résultat est un signal précieux pour votre médecin qui lui indique de vous surveiller de plus près, ou bien de réaliser des examens complémentaires, en fonction des résultats du frottis. Dans tous les cas, cette surveillance rapprochée permettra de détecter plus précocement les signes avant-coureurs de la maladie et de mettre en place un traitement efficace dans les meilleurs délais. En effet, les lésions précancéreuses du col utérin traitées précocement sont parfaitement guérissables. Si le test HPV est négatif, on peut à l’inverse assurer que le risque de développer un cancer du col utérin sera quasiment nul. Si l’examen cytologique (le frottis) est normal et le test HPV négatif, il n’y aura aucune anomalie du col de l’utérus pendant les 5 années suivantes (à 99%).

Actuellement, en France, le test HPV n’est remboursé par la Sécurité Sociale qu’en cas d’anomalies sur le frottis.

Dans d’autres pays, dont les Etats-Unis, le test HPV est systématiquement associé au frottis pour le dépistage du cancer du col de l’utérus en raison de la meilleure efficacité du dépistage « combiné » (frottis + test HPV). En France, le test coûte 48,60 € dans ces conditions.

Si vous bénéficiez de la CMU complémentaire, et si vous êtes domiciliée dans la Somme, le comité de la Somme de la Ligue contre le Cancer accepte de rembourser votre test HPV. Parlez-en à votre médecin.

N’oubliez pas !

Le papillomavirus est un virus très fréquent mais dont l’infection passe souvent inaperçue.

Une infection persistante à papillomavirus multiplie par 250 le risque de développer un cancer du col de l’utérus.

Le test HPV associé au frottis est actuellement la meilleure stratégie de prévention du cancer du col de l’utérus.

Détectées précocément, les lésions précancéreuses sont guérissables à 100%.

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