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Biodiversité

Et ta mer, t’y penses ?

arton246 Et ta mer, t’y penses ?

Les océans, habitats en péril

Les océans recouvrent les deux tiers de notre planète. Du plancton microscopique à la plus imposante des baleines, ils
contiennent 80 % de la biodiversité. Pourtant, ces richesses sont menacées par différentes activités humaines particulièrement
destructrices et clairement identifiées, comme la pollution, l’extraction minière et pétrolière et la surpêche.

En 2003, les trois quarts des réserves halieutiques* mondiales évaluées par la FAO (organisation des Nations unies pour
l’alimentation et l’agriculture), étaient à 52 % complètement exploitées, à 16 % surexploitées et à 8 % épuisées. La prise
de conscience doit donc être collective et immédiate. En tant que consommateur, vous avez un rôle important à jouer
puisque certains produits de la mer que vous achetez proviennent directement de pratiques destructrices de l’environnement
marin.
* les réserves halieutiques regroupent les poissons, les mollusques, les crustacés, les céphalopodes, toutes les espèces qui sont susceptibles d’être pêchées.

Les responsables

1. le chalutage :

Le chalut est un filet en forme d’entonnoir terminé par une poche. Dans les eaux françaises, 70 % des navires l’utilisent.
Il existe différents types de chaluts : le chalut de fond et le chalut pélagique

�� le chalutage pélagique en boeuf

Tiré par deux navires, le chalut a une superficie d’ouverture
qui peut dépasser celle d’un terrain de football. 35%
de ce qui est pris dans ces filets n’est pas commercialisé.
Ces prises dites accessoires – oiseaux,
cétacés, requins, poissons à trop faible valeur
commerciale mais cruciaux pour l’équilibre
de l’écosystème marin – sont rejetées à la mer
agonisantes, atrophiées ou mortes.

2. la pêche illégale

Des pêcheurs « pirates » travaillent en toute illégalité avec
des méthodes de pêches décrites ci-dessus. Ces
pêcheurs n’ont pas de licence et ne
respectent pas les quotas. Ils braconnent
notamment le long des côtes de
l’Afrique de l’Ouest privant ainsi de
leurs ressources les pays côtiers.
Jusqu’à 20% du poisson vendu sur
le marché international est susceptible
de provenir de la pêche illégale.

Le saviez-vous ?

Attention, ce n’est pas parce qu’un poisson sauvage est pêché en pleine mer qu’il est exempt de produits
toxiques ou de substances chimiques dangereuses pour la santé, comme la dioxine, les hydrocarbures, les pesticides ou
les métaux lourds. Certaines espèces comme le bar ou la lotte ont ainsi bénéficié d’une dérogation européenne autorisant
leur pêche malgré une teneur en mercure dans leurs fibres deux fois plus élevée que pour d’autres espèces.

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